Mister D : 17/20
J'adore tout simplement ! De plus, tu interpelles le jury à la fin ce qui m'a fait beaucoup rire... Et j'ai apprécie ce que l'on pourrait appeler "ta philosophie"
Gros Minet: 18/20
Comme d'habitude je dirai, tu m'embarques dans ton récit, et je suis captivée. Très bon devoir.
Jam83: 16/20
bon devoir.....
Moyenne: [g]17/20
« FREE STYLE »
En ce moment, j'ai 22 ans. A partir du 26 avril 2008, j'en aurai 23. « Ainsi va la vie, et l'on n'y peut rien » disait Jean Jacques Goldman dans l'une de ses chanson phare. Alors à défaut de dresser le temps, j'essaie d'en tirer partie pour me construire, jour après jour. Un pas devant l'autre, aussi. Mon objectif ? Ne plus reculer.
En avril 2015, j'aurai 30 ans. Peut être plus, peut être moins. Un age ne signifie plus rien à mes yeux depuis que je suis sortie du carcan qui veut qu'à tel age on ait terminé ses études, à tel autre on ait trouvé son double, soit X années avant la date du premier mariage. Mince, je suis en retard. Non ; en avance. Perdue, peut être plutôt.
Quand j'aurai grandi, j'espère que je serais sereine. La sérénité est un mot doux qui me fait rêver ; « état d'une personne qui, par sa sagesse et son expérience, reste insensible aux troubles, aux préoccupations de l'existence » me précise mon dictionnaire. Cette définition aurait pu être celle de mon père. Il est un homme droit, bien planté sur ses deux pieds, troublé par peu d'évènement. Car il a su prendre du recul sur les choses et sur la vie. Il est un adepte du « cloisonnage du navire ». Car comprenez bien que nous ne sommes ici que des navires qui vont, qui voguent. Sans fin. Si, quand vous heurtez un obstacle, vous ne prenez pas le soin de cloisonner la partie de votre coque touchée, alors vous coulerez. Essayez, vous verrez, ce n'est pas facile. Alors au début on a plusieurs chances, parce qu'on est jeune, et que la jeunesse donne droit à quelques erreurs, dit-on.
Mais ce qui est bien dans la vie, c'est qu'on est jeune tout le long durant. Car j'ai beau écrire que les erreurs sont le seul fait de la jeunesse, on en fait à tout age. A moins qu'il n'y ait tout simplement pas d'age pour apprendre de la tromperie. En fait, c'est comme on le veut, comme on l'entend.
Quand j'aurai grandi, j'espère que je serais fière de moi. Moi, c'est mon parcours, ma personnalité, mon entourage, mes actions accomplies, celles que je veux encore réaliser. De tout cela, je voudrais un jour en parler sans honte, à l'image de cette personne dont je ne parlerais pas ici, mais qui m'a prouvé en l'espace de 10 minutes que l'on pouvait assumer ses choix sans complexe, tant qu'ils nous correspondent. Voyez plutôt : 10 minutes suffisent parfois à faire s'écrouler 22 années d'éducation !
Pour devenir sereine - car la fierté humble s'acquiert je pense, une fois cet état d'esprit trouvé -, il me faudra m'accomplir. Alors jusque là, je n'ai émis aucune hypothèse quant à mon accomplissement tant personnel, que professionnel. Et pourquoi ? Mais relisez moi que diable !
« 10 minutes suffisent parfois à faire s'écrouler 22 années d'éducation ! »
Dans le même esprit, un seul tournant, un seul virage entrepris peut faire s'oublier tout un passé. Que sera ce passé chahuté ? Qu'en sais-je ? Et d'ailleurs, est-ce que je tiens seulement à le savoir ? Le deviner serait presque me plier à cette image du fardeau porté dans le dos. La fatalité comme on l'appelle. Je ne veux pas y croire.
Riez, riez bien ! Un « hors sujet !! » clamera t-on au sein des jurées qui souhaitait m'évaluer sur ma capacité à me « projeter dans un avenir plus ou moins lointain ».
A moins que ce petit texte serve à faire comprendre que la vie se vit chaque jour. Au présent, tout simplement.
Qu'il n'y a, en somme, ni fatalité, ni boule de cristal...