ce n'est qu'un au revoir...

ce n'est qu'un au revoir...
OGD, une membre du jury s'en va du jeu de manière peut-etre provisoire...

Comme elle regrette beaucoup et qu'elle ne part pas de son plein gré en vue des examens et tout ça j'ai pensé que ça lui ferait chaud au coeur de lui écrire des messages gentils...

Lachez-vous plus il y en aura mieux ce sera [/c]!!!

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# Posté le jeudi 03 janvier 2008 09:15

Audinet 56

Mister D : 13.5 / 20
Bon devoir ! le sujet a bien été compris.

Gros Minet : 11.5/20:
C'est court! De plus, je pense que tu aurais pu aller beaucoup plus loin dans la description de tes sentiments. Je reste un peu sur ma faim....
Quelques fautes de français sont à déplorer: "ne l'aurais jamais trahi" ("trahise" n'existe pas); "aucun témoin ne vit la scène" (aucun est invariable); "mourra" n'existe pas! le verbe mourir à la 3è pers du passé simple: "mourut".
Néanmoins, l'exercice est compris.

Jam83: 13/20
un peu court mais le sujet est bien exécuté

Moyenne: 12.66/20

En cette fin de journée d'octobre 1998, elle était sur la route, cette route. Une femme, le teint halé,fines, grandes, elle avait trente-deux ans. Elle roulait tranquillement entourée de deux voitures: une blanche devant,une rouge derière. La sienne, sans doute pas le dernier modèle mais une voiture stable dont elle connaissait les réactions, qui ne l'aurait jamais trahise. Mais pourtant ce jour n'était pas comme les autres, elle venait de se disputer avec mon père. C'était un homme de forte tête qui ne lui laissait aucun moment de répis. Elle était partie depuis 17h30, il était maintenant 19h et elle ne savait pas que sa vie allait se finir dans les instants qui suivirent. Au moment où elle roulait sur une route droite, paisible, la voiture de derrière accelera precipitamment et vint tout à coup accrocher sa petite voiture qui ne put s'arreter et tamponna celle de devant. Aucun témoin ne virent la scène sauf les deux voitures prises elles aussi dans l'accident mais dont les deux conducteur ne se souviennent d'aucun élément à part le visage devenu pâle, ensanglanté de cette femme gisant sur son siège dans un tas de toles froissées.Les pompiers tentèrent de la réanimer mais en vain, elle mourra dans les heures qui suivirent le choque. Je n'avais que 8 ans certe un jeune âge mais je comprenais déjà la vie et que cette femme était ma mère, un être cher à mes yeux, un être que l'on croirait immortelle mais qui n'est qu'un être humain.
Le destin lui prit sa vie!

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# Posté le lundi 31 décembre 2007 06:09

Modifié le jeudi 17 janvier 2008 13:50

Kes Bo

Mister D : 16.5/20
Très bon devoir ! Tu vides ton coeur et c'est bien car ce n'est pas un exercice facile ! Bravo à toi !!!!

Gros Minet: 15/20. pour la structure générale de ton récit, je trouve que ça manque de découpages. Néanmoins, l'exercice est tout à fait compris. Ton récit est prenant et touchant. Bon devoir.

Jam83: 15/20 c'est bien mais ton devoir devrait être un peu plus aéré

Moyenne: 15.5 /20

C'est une date qui restera gravé en moi, une date qui peut paraitre sans importance pour certains d'entre vous, mais pour c'est une date qui marque la fin d'une histoire, la fin de notre histoire. Lundi 27 aout. Le lundi 27 aout, vers 17h plus exactement. Après plus de deux ans de bonheur, mais surtout après un mois où il fut à mes côtés, l'heure des adieux était arrivée. Il faut se dire que la réalité n'est jamais completement sombre. Elle mele le pire et le meilleur. Ici et là. Partout. A n'insister que sur les ombres, on en vient à tricher et à mentir par omission. Mais pour moi cette séparation était la fin de tout, celui qui m'aurait rendu la plus heureuse, on devait me le retirer. Maintenant il fait partis de ceux qui me rendent la plus malheureuse. Des pleurs, il n'y a plus que ça sur mon visage depuis ce jours. Chaque nuit c'est à lui que je pense, chaque nuit je me reveille les yeux brouillés par les larmes, car encore une fois, je me remémorais notre histoire. Pendant trois ans je me serais battu pour le monter, le peu de temps qu'on me l'accordait, une demi heure un dimanche sur son dos était suffisant pour me redonner ce sourire que je perds à chaque fois que je le quitte. Ce sourire qui, maintenant, est si dure à retrouver. Je me suis battue, encore et encore, j'ai continué de croire en notre histoire, je ne pouvais pas baisser les bras. " Le coeur a ses raisons, que la raison ne connait pas ". J'ai réussis, il est à moi pour un mois entier, un mois où ça ne sera plus lui et moi, mais " nous ". Un mois qui marquera la fin. Nous sommes donc ce fameux 27 aout, je me rends une derniere fois dans son pré, j'essayer de reste forte, j'essaye de bloquer ces larmes qui ne demandent qu'à jaillir. C'est bien trop dure, je craque. Je pars le coeur en milles morceaux, il me suit du regard, je le vois encore, ses yeux profonds, comme s'il comprenait ce que je ressentais et qu'il essayais d'apaiser ma douleur.Après ce mois on a essayé d'y croire une dernière fois, on a essayé de se battre une dernière fois. Mais encore une fois c'est un espoir qui s'envole. Ce fut encore une demande de te remonter pendant les vacances, avec pour toujours la même reponse, non. Il doit y avoir des gens qui ne méritent pas d'être heureux,des gens qui doivent garder toute leur vie un sourire faux, un sourire qu'ils ont perdu il y a si longtemps,et qu'ils n'ont jamais réussis à retrouver.. Je dois faire parti de ces gens là. Les jours et les semaines passent, toujours aussi monotones, plus rien ne m'interesse, plus rien ne me passionne.. Il n'y a que lui qui hante mes reves, que lui à qui je pense.. Lui pour qui je donnerais tout ce que j'ai. Lui pour qui j'abandonnerais tout ce que j'ai. On veut leur prouver à tous qu'on est plus fort qu'eux, que rien ne nous atteint. Mais c'est se voiler la face. Je ne veux plus etre forte, je ne veux plus essayer de montrer un sourire, ce sourire si faux, figé sur mon visage depuis quelques mois. Alors depuis quelque jours je craque, il me manque c'est trop dure. M'interdire de le monter est peut etre une solution un peu trop radicale, une solution qui me fait pleurer encore et encore, mais c'est peut etre la meilleure des solutions. Une histoire qui aura durant deux ans, seulement deux ans. Pour l'instant la plus belle que j'ai vécue, celle qui m'a apporté le plus, mais aussi celle qui m'a faite le plus souffrir. Mais ça les gens ne comprennent pas, les gens ne comprennent pas pourquoi c'est lui, petit poney, que j'aime et pas un autre. Les gens ne comprennent pas comment je peux me mettre dans des etats pareils pour lui. Mais comprenez.. Comprenez que c'est le seul qui arrive à me rendre si heureuse, le seul où lorsque je suis sur son dos j'ai l'impression d'etre au paradis. Le seul à réussir à secher mes larmes, même si c'est lui qui les fait couler. J'ai eu la chance de vivre une fabuleuse experience pendant un mois, la chance de faire de grands galops sur la plage, la chance de faire de superbes balades à cru, la chance de sauter des montagnes, mais surtout la chance, la chance de ma vie, de t'avoir à mes cotés pendant tout ce temps. J'ai eu le droit de gouter au bonheur, je laisse ma place aux autres, et j'espere qu'à leur tours, une fois qu'ils auront été heureux ils me donneront un peu de leurs bonheur, la roue tourne, je l'espere, la tristesse commence vraiment à me peser. J'essaye de passer au dessus de tout ça, j'essaye de ne pas couler.. C'est si dure.. Tu me manques tant. Quand je me couche c'est à toi que je penses, je regarde une derniere fois ce magnifique poster où nous sommes dans l'eau, ça me parait si loin tout ça, tu me parais si loin.. Si seulement tu savais à quel point je souffres à cause de toi, si seulement tu savais qu'il ne se passe plus un soir depuis le mois de séparation où je pleure, où j'ecoute toutes ces chansons si belles, mais si tristes qui me rappellent notre histoire. L'epoque où il y avait encore un " nous " ... L'epoque où l'on disait Julia, les gens pensaient à Kedo, et inversement.. L'epoque où nos deux prenoms etaient indisociable... L'epoque où ce sourire que j'avais sur les photos n'avaient pas encore disparus. Peut etre tout simplement une epoque qui me manque plus que tout.. Laissez moi couler, laissez moi m'en allez, je veux tout quitter, tout abandonner, l'abandonner lui , et je me dis que peut etre peu à peu je retrouverais le sourire, peut etre deviendrais je à nouveau heureuse, en ayant tiré un trait sur tout ça, en ayant tout recommencer à zero. On dit souvent " on ne trouve qu'une fois le poney de sa vie ", j'espere que ce proverbe est bien menteur, car une chose est sur que tu es le poney de ma vie, mais je ne veux pas souffrir autant pour toujours... J'ai besoin de te remplacer, besoin de passer à autre chose, surtout besoin d'etre heureuse et je sais qu'avec toi je ne le peux plus.

" Ne pleures pas parce qu'une histoire s'est terminée mais souris parce qu'elle a commencé "



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# Posté le lundi 31 décembre 2007 06:08

Modifié le jeudi 17 janvier 2008 13:48

Lucile 34

Mister D : 17/20
Tu as réussi ton devoir. Et d'ailleurs ton histoire se rapproche de la mienne d'où je pense le fait que ça m'ait touché... Tu as un bon niveau et je tiens à te féliciter pour avoir ouvert ton coeur au jury !!!

Gros Minet: 18/20
Très bon devoir. Ton récit est à la fois captivant et très touchant. Bravo!

Jam83: 17,5/20 très bien très touchant

Moyenne: 17.5/20

Ce matin là, je me suis levée, la gorge nouée. Un jour spécial... Le 4 Août... Aujourd'hui, cela fait un an qu'il est parti... Un an sans lui... Et comme l'an passé, une question me submergea : Pourquoi es-tu parti si vite ? Mes mains se mirent alors à trembler, et bientôt, tout mon corps trembla... Comment pourrais-je oublier ce jour ? Ou plutôt ces jours.

C'était une belle après-midi, déjà quelques temps qu'il était malade... Je gardais donc mes petits cousins chez moi pour ne pas qu'ils soient chez lui à crier, pour ne pas le fatiguer.

Avec quelques cousins et ma soeur, on faisait donc passer le temps... Tout à coup mon portable sonna, c'était ma mère, elle me demanda si je voulais venir voir mon grand-père aujourd'hui. Je lui ai répondu non. Par égoïsme ? Peut-être...J'avais peur... Peur de ne pas supporter le voir dans cet état, si faible...

Mes cousins me disent qu'ils veulent eux y aller, et me demandent donc de les accompagner... Ok, j'apelle donc ma marrainne pour me remplacer à garder les petits. Ma mère est venue nous chercher. Dans la voiture, c'est le silence qui règne. L'atmosphère est lourde, j'en ai déjà les larmes aux yeux... Arrivés a destination, ma mère prend la parole : "S'il vous plait, je vous demande juste une chose, pour vôtre grand-père... Ne pleurez pas devant lui..."

Devant la maison, mes tantes pleurent, mes oncles ont les yeux rouges... Se retenir de pleurer... Nous prenons donc un grand souffle. Nous rentrons dans la chambre : "Bonjour papinou !!"

Je me suis assise sur le lit à ses côtés Il m'attrapa la main et la serra. Respirer... Se forcer pour ne pas pleurer... Mes cousins sont sortis de la chambre, l'atmosphère était insoutenable... Restait ma soeur... On lui demande alors comment il va... Sa réponse fut brève : "J'attend ma fille pour m'en aller en paix". Une flèche plantée tout droit au fond de mon coeur.... Ca fait si mal d'entendre ca... Ma soeur s'est alors levée, l'a embrassé et elle est sortie. J'eus le temps d'apercevoir son visage, crispé, et les larmes couler. A ce rythme, je n'aillais pas tenir longtemps... Je ne me rapelle pas du temps qui s'est écoulé après ca... Mais on m'a alors appelé : "Lucile ? On rentre..." Moi qui ne voulait pas venir, j'etais la seule à avoir réussi... J'ai embrassé mon papi... "Je t'aime". Ce fut les derniers mots qu'il m'a adréssé. Dehors, une voiture arrive, ma tante, la fille de mon grand-père. Impossible de me retenir, je fond en larmes, dans les bras de mes tantes. Ma mère nous ramène donc à la maison...

Dans la voiture, tout le monde pleure, on le sait, c'est la fin... Je ne me rappelle pas de ce que nous avons fait le soir... Tout ce qui n'est pas important s'efface de nos mémoires je pense.

Le lendemain matin, levés de bonhueur après une nuit agitée... Une voiture arrive, mes parents. Mon père pleure, c'est la premiere fois que je vois mon père pleurer... "C'est finit" souffla ma mère... A ce moment là, tout le monde s'est isolé pour penser, pour pleurer... Cette douleur, on ne peut pas l'imaginer.
Il faut y retourner, le voir, les voir.

Chez mes grands-parents, c'est pire... Avant même de rentrer, on s'est effondré, je me suis effondrée. Ca n'était pas possible... Je ne voyais pas ma vie sans lui.

Manon, Benoit et moi, main dans la main, avons passé la porte de sa chambre en silence. Mon coeur se souleva, se serra. Il était allongé sur son lit, l'air paisible. Il était...beau, serein même. J'ai attrapé sa main, comme je l'avais fait la veille, et j'ai repensé... repensé à mon enfance à ses côtés, et aux côtés de ma famille. Et ma famille, c'est comme une maison : celui qui a construit cette maison est parti, comme un pillier qui s'effondre... Il suffisait d'un mot pour que cette maison s'effondre, un mot pour que cette famille se sépare...
Ce sont suivis des jours difficiles, où l'on était tous ensembles, mais seuls.... Et ma grand-mère, elle était si forte... Elle nous aidait à aller mieux, les rôles étaient inversés... Puis le jour de son enterrement... Nous avions décidé que ses petits-enfants diraient tous un mot, une phrase, un poème... Dans l'église, un monde fou... Maire du village depuis quelques années, il était adoré de tous.... La première à passer... Ne pas oublier ma phrase, écrite sur un morceau de papier, glissé dans sa chemise pour qu'il le garde à tout jamais... J'ai attrapé le micro. Devant moi, des gens en larmes, de la souffrance... Alors, en pleurant, j'ai dis ma phrase, non pas avec la tête, mais avec le coeur... Et au fond de la salle j'ai aperçu des amies. Cela paraît bête mais une bouffée de chaleur me souleva le coeur. Et je me suis rassise. Mes cousins et moi nous sommes tenus la mais, de façon à former un arc de cercle autour de ce cerceuil... Est venue la marche, puis le lancé des roses... Je crois que à cet instant, tout le monde à penser à se jetter avec...

J'ai ouvert les yeux, j'étais toujours assise sur mon lit, les mains tremblantes, les yeux gonflés.
Cette journée allait être dure, mais il fallait la prendre avec le sourire, comme il l'aurait voulu. Le midi, j'ai donc attrapé un verre, et devant ma famille, j'ai levé mon verre au souvenir de ce papi formidable, et non au souvenir de sa mort....

Depuis le jour de son décès, je n'ai remis les pieds qu'une seule fois au cimetière, où je me suis éffondrée dans la nuit...

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# Posté le lundi 31 décembre 2007 06:07

Modifié le jeudi 17 janvier 2008 13:47

Zaccro

Mister D : 18,5/20
Un excellent travail ! le but de l'exercice a été compris ! Personnellement je me suis plongé dans l'histoire comme si j'en étais ele spectateur ! Le "vous" à la fin montre que tu cherches à impliquer tes lecteurs : c'est bien ! Puis le fait que tu parles de souffrance, de peine accentue ton devoir. la comparaison de ta souffrance avec l'enfer est une bonne idée qui rend ton devoir convaincant !

Gros Minet: 17/20
Très bon travail. L'exercice est compris, l'histoire est captivante. Félicitations!

Jam83: 18/20
l'exercice à été très bien compris j'aime beaucoup ton style l'histoire est très prenante bravo

Moyenne: 17.666/20


Un fait qui m'a marqué à vie, une histoire qui reste inscrite sur ta peau pour toujours comme la marque au fer rouge reste sur la peau du petit veau j'en ai un, j'ai connu ça. Comme le veau je suis marquée à vie , mais, au contraire de lui ce n'est pas ma peau qui est marquée mais mon c½ur. Rien ne se voit quand on me regarde comme ça et pourtant, moi aussi on m'a brûlé au fer rouge de l'enfer.
Ca va être dur pour moi de vous conter cela, oui très dur car il me sera impossible de contenir mes larmes, il me sera impossible de ne pas trembler de douleur mais si écrire peut soulager ma peine alors je ne regrette pas.

Imaginez - vous un jour d'hiver, le froid est là , le vent frappe votre visage et dépose sur vos lèvres un goût de neige et de cristal. Tout semblait bien commencer, une journée comme les autres, pas plus banale pas plus excitante. Assise près de ma fenêtre je regarde les montagnes qui se dressent au loin, le haut est recouvert de neige et je souris ! On a prévu d'y aller. On avait prévu d'aller skier ensemble comme chaque année depuis trois ans. Je pense que je me souviendrais toujours de toi, de nous au ski. Comment oublier ? Jamais, on n'oublie jamais n'est ce pas ? L'absence et le manque restent là, à vie comme une encre indélébile, tu fais tout pour pouvoir l'effacer mais rien n'y fait , alors tu t'abîmes la peau , tu abîmes ton c½ur mais non ! Non elle ne partira jamais cette marque inscrite sur ton c½ur et ton esprit.

Ce beau jour d'hiver qui semblait si bien commencer n'est plus qu'un vague souvenir dans ma tête, je ne me rappelle plus de grand chose.
Ce dont je me rappelle c'est ce coup de fil, cette sonnerie qui résonne dans ma tête brûle mes oreilles et font saigner mes tympans, j'ai peur, peur de ce que je vais entendre, peur de ce qu'on va me dire.
Cette minute est longue et insoutenable , je suis pendue au téléphone et j'écoute, je sens les battements de mon c½ur qui accélèrent face à l'angoisse.
J'écoute une voix qui tremble, je sens que cette voix pleure. Ce que je sens surtout c'est que mon c½ur lâche comme pourraient lâcher les freins d'une voiture dans une descente. Comme la voiture je ne peux éviter la plaque de verglas et puis c'est la chute...

Elle coulent à flot mes larmes, mon sang tape dans mes tempes, j'ai l'impression que ma tête va exploser de douleur. Alors, je tombe à genoux et sert le téléphone contre mon abdomen, je le serre tellement que mes phalanges deviennent rouges de douleur . Mais je ne sens plus la souffrance. Le sol se dérobe sous moi, je tombe dans un trou noir, où m'emmène-t-il ? tout droit vers l'enfer ! Mais je ne veux pas aller en enfer ! Non, je veux aller au paradis. C'est là que tu es! là haut alors non! non pas l'enfer ! Il n'y a pas d'ange en enfer, je sais que tu n'y es pas. Pourtant je tombe depuis un an vers cet enfer, je sens la chaleur de ses flammes qui viennent me caresser les joues. J'entends quelqu'un crier de chagrin, crier de rage et de peine. Ce quelqu'un ne serait-ce pas moi ? Si, c'est bien moi, je hurle ma souffrance , personne ne m'entend, personne ne vient. Je suis seule repliée sur moi même dans cette maison qui me semble si vide.
Cette envie soudaine de courir te rejoindre, ce sentiment que si j'entre dans cette cuisine et saisis ce couteau pour me tailler les veines alors je te reverrais et pourrais te dire combien je t'aime, une dernière fois avant de te laisser partir loin de mon corps et de mon c½ur. Mais quelque chose me retient, je ne ferais rien. Peut-être aurais-je dû, peut-être pas !

Pourquoi toi ? Pourquoi es tu parti alors que j'avais plein de choses à te raconter ? Et moi qui quelques minutes plutôt regardais les montagnes en me disant que cette année aller être différente. Oh oui elle est différente mais pas dans le sens que je le souhaitais. Plus d'éclat de rire, plus de fête, plus de sourire, plus de joie. Comment continuer à vivre sans toi? Depuis un an je me pose la question, comment vivre sans la personne que l'on aime ? Sans pourvoir la toucher, l'embrasser, la sentir !
J'étais ton amie, je ne t'ai pas sauvé.. Mais bon sang!! qu'est ce que je n' pas vu ? Je n 'ai sûrement pas compris une phrase, ou alors j' ai mal interprété un geste , un regard.
A chaque fois que je te voyais tu souriais, vous ne pouvez pas savoir comme j' aurais aimé le voir pleurer, le voir me crier dessus que « non ca ne va pas », le voir malheureux pour enfin, saisir sa douleur et lui prendre un peu sa peine pour enfin le soulager.

Ce coup de fil a anéanti ma vie, brisé mon c½ur et fait s'envoler tous mes rêves ! La disparition brutale d'une personne que j'aime m'a fait saigner et trembler de chagrin ! Encore aujourd'hui pas un jour ne passe sans que je le vois dans un regard, un film ou un paysage, pas un jour ne passe sans que je l'entende dans une chanson, dans un éclat de rire.
Est-il possible de supprimer cette année? Le fait de penser à lui me replonge dans le passé, dans ses souvenirs si douloureux que j' avais pourtant bien enfoui . J' avais pris le soin de les mettre le plus loin possible de mon c½ur, j' avais fait attention en les cachant qu' ils ne viennent pas une nouvelle fois faire pleurer mes yeux, qu' ils ne viennent pas encore une fois me faire trembler de douleur et de chagrin.

Je vais essayer de panser ma douleur et de soigner mon c½ur, le temps ne sera pas mon ami, comment peut-on dire que le temps apaise les souffrances ? ? ! ! Je n'y crois pas une seconde où alors ca ne marche pas avec moi !
J'ai toujours aussi mal, je souffre toujours autant et le temps n'y fera rien. Ce n'est pas un an ou quelques mois de plus qui feront stopper l'hémorragie de mon c½ur.
Mais je peux déjà dire Mon ange, on ne se retrouvera pas, je le sais! Car si il y a un paradis alors il y a un enfer, et l'enfer c'est moi qui y vais! Je regarderais alors la porte du paradis s'éloigner derrière. L'enfer m'appelle, l'enfer m'attend.

# Posté le dimanche 30 décembre 2007 13:29

Modifié le jeudi 17 janvier 2008 13:49